Francine Cathelain
Cependant
Je savais dès le début que je m’en sortirai. Parfois, j’ai eu envie d’images et parfois pas du tout. La photographie comme soin palliatif. Me dérouter du trop plein de conscience. Ce travail tente de raconter de façon perceptive et sensorielle, le parcours de confusion, de fragmentation, d’hallucination presque, imposé par un traitement quotidien à l’hôpital confiné, le temps d’un printemps. Chemin de découvertes aussi, à l’épreuve des peurs sourdes et lancinantes. Cependant que j’étais irradiée, le soleil rayonnait, la Seine inondait ses berges et le virus, la planète.

©Francine Cathelain